dimanche 6 janvier 2008

La Mondialisation n'est pas coupable


Par Magdalena Gonzalez


Voici une petite fiche de lecture que j'ai fais en 1ere ES pour l'ouvrage La mondialisation n'est pas coupable de P.Krugman.


Dans son ouvrage, le professeur américain d'économie a l'université de Standford, Paul R Krugman, tient a rendre compte d'un certains nombre de points importants sur l'économie, contraires a la pensée économique actuelle (ou du moins a la pensée économique des années 90 puisque le livre est apparu en 1998) qu'il nomme « la sagesse dominante » (chapitre 8) et qui définirait la mondialisation comme la première et principale source des problèmes économiques des nations. Tout au long de son ouvrage, cet economise s'efforce a démontrer que cette théorie, qu'il nomme « théorie pop », est sans fondement et donc facilement contestable.En effet, Krugman affirme que l'économie d'un pays ne dépend pas de sa réussite sur les marchés mondiaux : Les grands pays ne se trouveraient pas alors engagés les uns contre les autres dans une vaste compétition a l'échelle mondiale. De même, cette concurrence internationale ne mettrait pas les Etats en faillite : l'analogie Etat/Entreprise serait alors fausse. Leurs problèmes économiques ne résideraient donc pas sur leurs incapacités à bien se placer sur les marchés mondiaux mais sur des facteurs internes, qui détermineraient, par exemple, le niveau de vie. De plus, la part des exportations et des importations dans l'économie américaine est minime (Krugman écrit que l'exportation ne représente que 10% du PIB. L'économie américaine reposerait alors a 90% sur une économie produisant des biens et de services destinés a leur propre consommation (Voir Chapitre 1). Krugman affirme que la « théorie pop » comporterait plusieurs dangers : Soit cette théorie pousserait les gouvernements au protectionnisme, politique économique qui semble être défavorable au pays (Il le démontre en chiffres) soit les gouvernements seront menés a avantager leurs propres entreprises pour les rendre dominantes a l'échelle internationale, cela sans apporter de bénéfice réel (il le montre en chiffre également) puisqu'il affirme que de toute façon tout avantage au profit d'une industrie en défavorise une autre. Il conteste par exemple un autre point de la « théorie pop » qui dit que l'émergence de nouveaux pays industrialisés vont diminuer la puissance des anciens pays industriels (voir chapitre 4), comme dans ce cas les Etats-Unis, est une idée fausse, car au contraire, Krugman démontre que cette émergence va accroître le volume des échanges rendant tout le monde bénéficiaire y compris les pays les plus pauvres. L'auteur met également en évidence le fait que le libre-échange régulé devrait permettre cette phase d'enrichissement général tandis que le protectionnisme et l'interventionnisme sont défavorables aux pays en voie de développement.

Paul R Krugman veut donc chasser cette image que nous avons de la compétitivité économique entre les pays, idée qui a beaucoup été utilisée pendant l'administration Clinton et qui a été par ailleurs renforcé par des personnages influents tels que Jacques Delors, alors président de la Commission européenne jusqu'a 1995 ou par des économistes connus mondialement comme Lester Thurow.

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