dimanche 6 janvier 2008

Le lobby israelien aux Etats-Unis


Par Magdalena Gonzalez


L'article que je vous propose parle sur le lobby israélien aux Etats-Unis. Je me suis beaucoup inspiré de l'article des politologues américains John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt publié dans le magazine anglais London Review of Books et dans le magazine américain US Foreign Policy, article qui a eu un effet contraversial aux Etats-Unis engendrant ainsi de nombreuses et furieuses réactions.Leur essai est une analyse sur l'influence du lobby israélien dans la politique étrangère des Etats-Unis qui conduirait les américains dans une voie contraire aux intérêts de ce pays.Mon article est donc en quelque sorte un résumé et une traduction de l'article de Mearsheimer et Walt.

Mearsheimer a ecrit "No lobby has managed to divert U.S. foreign policy as far from what the American national interest would otherwise suggest, while simultaneously convincing Americans that U.S. and Israeli interests are essentially identical”. En effet, il est vrai que d'autres groupes avec des intérêts particuliers sont parvenus à biaiser la politique étrangère. Cependant, aucun lobby à part le lobby israélien n'est parvenu à la détourner aussi loin de ce que l'intérêt national pourrait suggérer, tout en convainquant les américains que les intérêts des Etats-Unis et ceux de Israël sont identiques.

Comment se traduit le soutien des Etats-Unis vis-a-vis de Israël ?
Bien que Israël soit actuellement une puissance industrielle mondiale avec un PIB par habitant semblable a celui d'Espagne ou a celui de la Corée du Sud, il reçoit chaque année environ 3 milliards de dollars de la part des Etats-Unis, soit 500 dollars par habitant. Cet argent, que les américains ont déclaré comme « aide de développement » a été utilisé pour le développement des systèmes d'armements. Cela représente environ un cinquième du budget de l'aide étrangère. En plus de ces 3 milliards de dollars, les Etats-Unis ont fournit a Israël l'accès a des armements top niveau comme les hélicoptères Blackhawk et les jets F-16. (L'article que j'ai fais sur le débat nucléaire iranien mettait en évidence l'aide militaire des Etats-Unis a Israël) Il faut remarquer que la plupart des bénéficiaires de l'aide attribuée à des fins militaires doivent en acheter des armes des Etats-Unis. Or, Israël est autorisé à utiliser environ 25% de son attribution pour subventionner sa propre industrie de la défense.
En outre, Israël jouit d'un accès aux sources d'espionnage, privilège qui est refusé aux alliés de l'Otan, et peut également compter sur le veto des Etats-Unis pour toutes les résolutions de l'ONU hostiles a Israël. Les Etat-Unis bloque les efforts des Etats Arabes pour mettre l'arsenal nucléaire israélien sur l'agenda de l'AIEA. De même, les américains viennent à la rescousse en temps de guerre et prennent le parti de Israël dans les négociations de paix. C'est le cas du processus de paix entre Israël et Palestine. Un participant américain à Camp David en 2000 avait dit : "Beaucoup trop souvent, nous agissions en tant qu'avocat d'Israël."Le premier essai publié dans London Review of Books prouvait que cette générosité de la part des américains ne pouvait pas être entièrement expliquée pour des raisons stratégiques ou morales. Comment le lobby agit il pour faire en sorte que les Etats-Unis soient prêts a mettre de coté leur propre sécurité pour soutenir les intérêts d'un autre état, dans ce cas Israël ?
Quelles sont les stratégies du lobby ? Comment agissent ils ?

Ce rapport spécial avec Israël est du a de divers organismes (dont le principal est l'Aipac) qui travaillent pour pousser au gouvernement américain à mener une politique pro-israel. Cependant, il faut remarquer que les individus soutenant le lobby israélien ne sont pas forcement les américains juifs, qui, d'ailleurs sont disposés à faire des concessions aux palestiniens et s'opposent a la guerre en Irak plus que les autres américains. En effet, les juifs américains ont une orientation progressiste et sont, par tradition, les financeurs majoritaires du parti démocrate. Le lobby israélien est soutenu par des chrétiens évangélistes et par des néo conservateur (non juifs) comme Dick Cheney.La politique du moyen orient des Etats-Unis est donc confiée à des spécialistes membres de l'Aipac qui rédigent des notes, discours et interventions pour les législateurs et pour l'exécutif. Dans leur essai, Walt et Mearsheimer attribuent à la puissance de l'Aipac la plus grande responsabilité dans le conflit palestinien et la guerre en Irak.Plus concrètement, quelles sont les stratégies du lobby israélien ? En premier lieu, le lobby utilise son influence significative à Washington, en faisant pression sur le Congrès et le bureau exécutif. En second lieu, il tâche de s'assurer que le discours public dépeigne Israël sous un aspect positif, en répétant des mythes au sujet de sa création et en défendant son point de vue dans des débats politiques. Le contrôle de la discussion est un facteur essentiel pour garantir le soutien américain car une discussion sincère sur les relations Américano-israéliennes pourrait mener les Américains à favoriser une politique étrangère différente. L'influence du lobby au Congres est donc un pilier clé de son efficacité. Nous pouvons prendre l'exemple de la déclaration d'un des principaux membres de l'AIPAC, Dick Armey, Sioniste Chrétien qui a dit en septembre 2002 :"Ma priorité numéro un dans la politique étrangère est de protéger Israël." La priorité de tout membre du Congres devrait plutôt être de protéger les Etats-Unis qu'un autre Etat. Le succès de l'AIPAC est du a sa capacité de récompenser les législateurs et les candidats au Congrès qui les soutiennent.Ariel Sharon avait dit un jour à un public américain : "Quand les gens me demandent comment ils peuvent aider Israël, je leur dis : "Aidez l'AIPAC."
Durant l'administration Clinton, la politique du Moyen-Orient était en grande partie façonnée par des responsables ayant des liens étroits avec Israël parmi eux, Martin Indyk, l'ancien directeur adjoint de la Recherche à l'AIPAC et le co-fondateur du pro israélien Washington Institute for Near East Policy (WINEP) et Dennis Ross (qui a d'ailleurs critiqué l'essai de Measheimer dans Foreign Policy) qui a rejoint le WINEP après avoir quitté le gouvernement en 2001. Ces hommes étaient parmi les conseillers les plus proches de Clinton au sommet de Camp David en juillet 2000.(Cependant, il faut remarquer que Indyk et Ross ont soutenu le processus de paix d'Oslo et la création d'un état palestinien) Le pouvoir du lobby israélien réside également sur le contrôle médiatique. Prenons un exemple récent : Les événements au Liban. Le terrorisme d'Etat exercé par Israël au Liban est perçu avec bienveillance. Bush a soutenu qu'Israël avait le droit à se défendre contre « les attaques terroristes ». Pourtant, les objectifs ciblés de l'aviation et de la marine israéliennes touchent les infrastructures de base du Liban, pays déjà meurtri par des années de guerre civile. Mais il existe aux Etats-Unis environs 61 chroniqueurs et commentateurs sur lesquels on peut compter pour soutenir Israël et justifier tout ces actes, aussi horribles puissent être. Les journaux comme le Wall Street Journal, le Chicago Sun-Times, le Washington Times ou le New York Post (dont le propriétaire est Rupert Murdoch, personnage que j'ai mentionné dans mon autre article) ainsi que des magazines comme le Commentary, le New Republic and le Weekly Standard publient régulièrement des éditoriaux qui soutiennent fortement Israël.Il est vrai qu'il existe des éditoriaux partiaux dans des journaux comme le New York Times qui critiquent parfois la politique étrangère de Israël et estiment que les revendications des Palestiniens sont légitimes. Cependant, les journaux et magazines pro-Israel remportent sur les autres journaux plus neutres.

Aujourd'hui, le lobby israélien aux Etats-Unis est plus fort que jamais. S'il a essuyé une défaite en décembre dernier avec l'ouverture du dialogue entre Washington et l'OLP, il a néanmoins réussi à faire bloquer toute vente d'armes aux pays arabes. En bref, les intérêts israéliens ne s'accordent pas aux intérêts américains. C'est a cause du Lobby que les Etats-Unis sont devenus ceux qui ont rendu possible l'expansion israélienne dans les territoires occupés, les rendant complices des crimes perpètres contre les Palestiniens.

Etats-Unis et Iran


Par Magdalena Gonzalez



Voici un article que j'ai rédigé pour un petit expose en 1ereES. Bien que la situation actuelle des Etats-Unis et de l'Iran ne soit pas la même qu'a la date que j'ai rédigé cet article, il me semble tout de même intéressant de montrer qu'elles etaient ou qu'elles sont les véritables raisons du débat autour des intentions agressives ou pas de l'Iran a développer de l'énergie nucléaire.


Aujourd'hui le débat nucléaire iranien est présent partout dans les medias. Aux yeux des occidentaux, l'Iran représente une véritable menace, car il envisagerait de se doter d'armes nucléaires. Cependant, il semblerait plutot que nous sommes tous aveuglés par une propagande médiatique. En effet, il est plus facile de convaincre le public avec des histoires d'armes nucleaires et de musulmans integristes plutot que de justifier le lancement d'une guerre par des raisons economiques. Les questions clés qu'il faut alors se poser sont : Quelles sont les véritables raisons des Etats-Unis d'intervenir dans le programme nucléaire iranien? Quel rôle joue l'Israël dans le conflit ? Quel est le rôle les medias dans tout cela? Pour y répondre, une certaine mise au point est nécessaire. Dans un premier temps, nous analyserons la question nucléaire de l'Iran depuis la guerre froide. Ensuite, nous aborderons les raisons économiques qui pourraient pousser les Etats Unis à mener une guerre contre l'Iran. Puis, nous analyserons le rôle que joue Israël dans le conflit. Finalement, dans un dernier temps, nous verrons le rôle que jouent les médias dans le conflit.


Naissance et développement du programme nucléaire iranien de 1950

jusqu'aujourd'hui


Le programme nucléaire iranien a été lancé pour la première fois durant la guerre froide a la fin des années 1950 par le Shah Mohammed Reza Pahlavi avec l'aide du gouvernement américain dans le cadre d'accords bilatéraux entre ces deux pays. Les Etats-Unis et l´Iran ont tenu des négociations pour coopérer dans l'utilisation de l'énergie nucléaire: En effet, les américains étaient prêts a aider l'Iran en mettant en place l'enrichissement de l'uranium et des installations de retraitement de combustible. Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz, qui se présentent aujourd'hui alors parmis les plus féroces opposant au programme nucléaire iranien, étaient tous très impliqués dans la promotion de celui-ci dans les années 1970 où leurs intérêts étaient en accord avec ceux de l'Iran. Cependant, en 1979 une révolution éclate, suivie d'une nationalisation de plus de 70% des industries, en particulier des industries pétrolières. Après la révolution iranienne, l'Iran a informé à l'AIEA de ses projets de reprendre son programme nucléaire. Après avoir constaté que le programme iranien était pacifique, L'AIEA obligée d'aider les états signataires du TNP à développer la technologie nucléaire pacifique (l'Iran a signé cet accord en 1968), soutient ces efforts. Dès lors, ce pays poursuit son programme et ne cesse de subir des pressions des Etats Unis par l'intermédiaire de l'AIEA. Cette pression devient d'autant plus importante en décembre 2002 lorsque le président des Etats-Unis George W Bush accuse l'Iran de chercher à fabriquer des armes nucléaires. Malgré ces accusations, les inspections menées par l'AIEA depuis 2003 prouvent que l'Iran n'essaie pas de construire une bombe atomique. Or, Washington ne cesse de contester ces inspections et clame que le rapport de l'AIEA est impossible à croire. Le gouvernement américain s'efforce à trouver des prétextes pour exercer une pression sur l'Iran. En effet, en juillet 2004, George W Bush suppose que le but est de produire de l'uranium, enrichi de qualité militaire. Cette supposition a également été démentie en novembre 2004 par l'AIEA. De plus, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, élu le 3 août 2005 a affirmé a plusieurs reprises que l'enrichissement d'uranium ne viole pas le TNP et que son programme nucléaire n'a que des fins purement pacifiques. La position actuelle des Etats-Unis vis-à-vis du programme nucléaire iranien est contradictoire par rapport à ce qu'elle était avant. L'histoire semble prouver que l'inquiétude du gouvernement américain ne reposerait pas sur une possible détention des armes de destruction massive des iraniens mais plutôt sur différentes raisons économiques qui pourraient nuire l'économie américaine


Les intérêts économiques américains constituent les raisons du conflit


Ce n'est certainement pas étonnant que l'Etat américain, dominé par les intérêts commerciaux et où la majorité des membres du cabinet sont et ont été des chefs d'entreprise ou membres de cabinets d'avocats d'entreprise, soit hostile aux pays (comme le Venezuela, Corée du Nord et la Biélorussie) qui posent des obstacles en interdisant les activités liées à l'accumulation du capital par les transnationales basées aux Etats Unis. L'Iran interdit la propriété privée dans différents secteurs tels que la production électrique, les services postaux, les télécommunications et les industries à grande échelle. Est ce que les Etats-Unis soutenus par l'Israël et la Turquie veulent mener une guerre semblable a celle de l'Irak ? En effet, l'Irak de Sadam Hussein (dont il est intéressant d'ajouter que sa prise de pouvoir a été realisé grâce à la CIA) était caractérisée par un dirigisme économique en désaccord avec les obligations expansionnistes du capital américain. Actuellement, depuis que l'armée américaine est en Irak, il y a une volonté d'ouverture economique. Les entreprises pétrolières appartiennent désormais aux américains (les civils irakiens ne peuvent pas approcher les puits de pétrole de plus de 10 km). Cependant, ce ne sont que des hypothèses. Nous pouvons contester cela en partie puisqu'il semblerait que l'Iran veut ouvrir son economie par sa propre initiative. En effet, le marché de pétrole iranien semble constituer une menace en ce qui concerne le dollar : Mahmoud Ahmadinejad a ouvert une bourse où le pétrole s'échange en euros. Il faut dire que le pétrole n'est pas seulement le produit le plus important de tous les échanges internationaux mais c'est également le moteur de l'industrie, sans lequel aucune économie moderne ne peut fonctionner. Si l'on ne possède pas de pétrole, on est obligé d'en acheter sur les marchés mondiaux du coup on est communément obligé de le payer en dollars. Les autres pays traitent les dollars comme l'or, ils les achètent et les accumulent, parce que sans dollars, ils ne peuvent pas acheter de pétrole. Cela permet aux États-Unis d'émettre des dollars à un coût quasiment nul pour financer leurs dépenses militaires plus importantes ainsi que la consommation de produits d'importations, car ils ne risquent pas d'inflation en imprimant de l'argent. Tant que les États-Unis n'ont pas de rival sérieux et tant que les autres pays font confiance au dollar, le système se perpétue. La bourse pétrolière iranienne entraînerait l'effondrement du dollar donc par conséquent la destruction de l'économie américaine. Le président américain chercherait alors à protéger le système de mondialisation actuel et la conservation et domination perpétuelle du dollar comme monnaie de réserve. En quoi concrètement cette bourse pétrolière constituera-t- elle une menace existentielle pour le dollar ? Nous savons tous que les Etats-Unis monopolisent le marché du pétrole (notamment dans les états du Golfe comme l'Arabie Saoudite ou encore les Emirats Arabes Unis). Ce monopole pétrolier oblige les banques centrales des pays de posséder d'énormes stocks de dollars. La bourse pétrolière représenterait donc un danger puisque les banques centrales renverraient les milliards des dollars en garantissant alors une hyper inflation dévastatrice peut être semblable a celui des années 1930 ou même pire. Cela aurait un effet pervers uniquement aux Etats-Unis car les autres puissances préféreraient utiliser l'euro, monnaie plus stable. La bourse iranienne du pétrole iranien constitue bien un danger pour le monopole du dollar. Il est intéressant de remarquer que Saddam Hussein s'était converti à l'euro en 2000 et que les bombardements américains ont commencé en 2001. De même, les accusations des Etats Unis vis-à-vis de l'Iran en ce qui concerne l'enrichissement de l'uranium peuvent se justifier par le fait que les Etats-Unis possèdent eux aussi des réserves d'uranium. Les américains veulent donc assurer leur marché d'uranium, vendre aux Iraniens pour que l'Iran devienne dépendant d'eux. Pourquoi l'Iran devrait il acheter de l'uranium aux Etats-Unis alors que les iraniens possèdent les 4emes réserves mondiales d'uranium ? Les Etats-Unis, sous le pretexte de "democratiser" le moyen Orient et de le rendre plus stable, chercheraient en fait à proteger le dollar.


Le rôle d'Israël dans le conflit


Le président Iranien a remis en cause à plusieurs occasions l'existence de l'Etat d'Israël. Il a même déclaré que le génocide juif n'était qu'un mythe et un prétexte pour construire un état juif au coeur du monde islamique. Par peur d'être rayée de la carte, Israël considère inacceptable que l'Iran puisse détenir l'arme nucléaire. Tel-Aviv est donc préparée pour une intervention militaire. L'alliance droite israélienne et la droite américaine, toutes deux au pouvoir, veulent mettre en oeuvre une stratégie de force. Israël a annoncé qu'il était prêt à bombarder les sites nucléaires iraniens au cas où les efforts diplomatiques et l'AIEA ne déboucheraient pas sur un arrêt du programme. Comment Israël se procure des armes nucléaires ? En septembre 2004, Israël a signé un contrat avec les Etats-Unis qui prévoyait la livraison de 5000 nouvelles bombes dont 500 seraient capables de pénétrer des bunkers. (Ce sont des armes alors tres pratiques pour penetrer des centrales nucléaires souterraines) Ce stockage financé par l'aide militaire américaine était quasi terminé en juin 2005. De même, l'ancien ministre de défense israélien Shual Mofaz a déclaré qu'Israël a lancé un nouveau satellite espion qui permettra de développer leur capacité à collecter des informations de haute qualité loin de ses frontières. L'Israël chercherait donc à se protéger de l'Iran. Cependant, il y a un paradoxe car l'Israël conteste le droit à l'Iran de posséder des armes nucléaires Or, l'Israël, puissance nucléaire n'ayant pas signé le TNP, possède entre 100 et 300 armes nucléaires. De même, le gouvernement israélien a aidé l'Inde pour son programme d'armes nucléaires. Il y a donc clairement une contradiction dans les propos israéliens.


Le pouvoir médiatique


Le pouvoir médiatique est détenu par un certain nombre d'individus dont leur nom ne sont pas inconnus tel que Rupert Murdoch un anglo-australo-americain qui est actionnaire majoritaire de News Corporation l'un des plus grands empires médiatiques du monde. Il possède de nombreux journaux conservateurs comme le New York Post aux Etats-Unis et The Times en Angleterre. Toutes les publications de Murdoch tendent à adopter des points de vue pro-israël et pro-americaines. Lorsque l'Irak a été envahi en 2003, les 175 journaux possédés par Murdoch ont été en faveur de la guerre. Cette monopolisation des medias constitue une manipulation des individus. Un autre exemple de personnalité importante ayant du pouvoir médiatique est Silvio Berlusconi, homme politique italien d'extrême droite (du parti « Forza Italia ») qui a fondé plusieurs chaînes de télévisions. Nous pouvons également évoquer le cas d'une rumeur antisémite qui a été répandue au Canada et aux Etats Unis par Amir Tahéri, exilé Iranien, un ancien collaborateur de la dictature de Shah Reza Pahlevi et membre du cabinet néo conservateur et sioniste Benador Associates, qui jouait un rôle central dans la diffusion de fausses informations poussant à la guerre contre l'Irak. Tahéri avait fait un article affirmant que le président iranien voulait faire une distinction vestimentaire entre les juifs, les chrétiens, les zoroastriens vivant en Iran et les iraniens. Son article a d'abord été publié par le National Post, racheté ensuite par Can West Global et actuellement dirigé par Leonard et David Asper, tous deux militants libertariens et sionistes. Les frères Asper se sont distingués au Canada en accusant la télévision publique de parti pris anti-israélien. Puis, l'article de M. Tahéri a été repris par le New York Post, quotidien populaire appartenant à Rupert Murdoch. Les accusations dans les articles se sont révélées fausses. Nous pouvons donc dire que les accusations antisémites montrent leur efficacité chez les individus puisqu'elle est chargée d'une telle force émotionnelle que les medias ne sentent pas l'obligation de la vérifier avant de la répercuter. De nombreux anciens diplomates, généraux, fonctionnaires des renseignements, conseillers retraités en sécurité nationale et professionnels du département d'État ont publiquement dénoncé l'agenda de la guerre contre l'Iran et même critiqué les lobbies prônant Israël avant tout, leurs annonces dans les journaux et leurs interviews dans les médias n'ont été soutenues par aucune organisation politique nationale susceptible de rivaliser en influence avec la Maison-Blanche et le Congrès. Nous pouvons donc dire que les medias constituent donc un rôle essentiel dans la propagande de guerre. Bush a récemment approuvé un budget de 85 millions de dollars pour la propagande radiotélévisée en Iran.


En conclusion, l'Iran ne dispose pas d'uranium assez enrichi pour produire une bombe atomique ni maintenant ni dans un futur immédiat. L'AIEA n'a découvert aucune preuve que l'Iran essaie de mettre au point un arsenal nucléaire. Mais les Etats-Unis utilisent l'argument que l'Iran constitue une menace nucleaire pour cacher leur interets economiques. Par ailleurs, Israel qui entretient un soutien réciproque avec les Etats-Unis exerce elle aussi de la pression sur le conseil de securité pour se proteger. Le gouvernement americain monte tout un scenario par l'intermédiaire du contrôle de medias qui n'est pas un point à négliger car ils constituent la source d'informations des individus qui les utilisent pour se former leur opinions.

La Mondialisation n'est pas coupable


Par Magdalena Gonzalez


Voici une petite fiche de lecture que j'ai fais en 1ere ES pour l'ouvrage La mondialisation n'est pas coupable de P.Krugman.


Dans son ouvrage, le professeur américain d'économie a l'université de Standford, Paul R Krugman, tient a rendre compte d'un certains nombre de points importants sur l'économie, contraires a la pensée économique actuelle (ou du moins a la pensée économique des années 90 puisque le livre est apparu en 1998) qu'il nomme « la sagesse dominante » (chapitre 8) et qui définirait la mondialisation comme la première et principale source des problèmes économiques des nations. Tout au long de son ouvrage, cet economise s'efforce a démontrer que cette théorie, qu'il nomme « théorie pop », est sans fondement et donc facilement contestable.En effet, Krugman affirme que l'économie d'un pays ne dépend pas de sa réussite sur les marchés mondiaux : Les grands pays ne se trouveraient pas alors engagés les uns contre les autres dans une vaste compétition a l'échelle mondiale. De même, cette concurrence internationale ne mettrait pas les Etats en faillite : l'analogie Etat/Entreprise serait alors fausse. Leurs problèmes économiques ne résideraient donc pas sur leurs incapacités à bien se placer sur les marchés mondiaux mais sur des facteurs internes, qui détermineraient, par exemple, le niveau de vie. De plus, la part des exportations et des importations dans l'économie américaine est minime (Krugman écrit que l'exportation ne représente que 10% du PIB. L'économie américaine reposerait alors a 90% sur une économie produisant des biens et de services destinés a leur propre consommation (Voir Chapitre 1). Krugman affirme que la « théorie pop » comporterait plusieurs dangers : Soit cette théorie pousserait les gouvernements au protectionnisme, politique économique qui semble être défavorable au pays (Il le démontre en chiffres) soit les gouvernements seront menés a avantager leurs propres entreprises pour les rendre dominantes a l'échelle internationale, cela sans apporter de bénéfice réel (il le montre en chiffre également) puisqu'il affirme que de toute façon tout avantage au profit d'une industrie en défavorise une autre. Il conteste par exemple un autre point de la « théorie pop » qui dit que l'émergence de nouveaux pays industrialisés vont diminuer la puissance des anciens pays industriels (voir chapitre 4), comme dans ce cas les Etats-Unis, est une idée fausse, car au contraire, Krugman démontre que cette émergence va accroître le volume des échanges rendant tout le monde bénéficiaire y compris les pays les plus pauvres. L'auteur met également en évidence le fait que le libre-échange régulé devrait permettre cette phase d'enrichissement général tandis que le protectionnisme et l'interventionnisme sont défavorables aux pays en voie de développement.

Paul R Krugman veut donc chasser cette image que nous avons de la compétitivité économique entre les pays, idée qui a beaucoup été utilisée pendant l'administration Clinton et qui a été par ailleurs renforcé par des personnages influents tels que Jacques Delors, alors président de la Commission européenne jusqu'a 1995 ou par des économistes connus mondialement comme Lester Thurow.

Nouvelles gauches en Amerique Latine


Par Hugo Bruel


De nombreux médias et analystes parlent à l'heure actuelle d'un véritable virage à gauche de l'Amérique Latine. La mise en place de ce phénomène n'est pas récent, mais c'est bel et bien au cours des années 2005 et 2006 que s'accentue et se radicalise la mise en place de cette nouvelle géopolitique continentale. Pourtant, ce mouvement est loin d'être homogène, tant du point de vue des idéologies et doctrines en présence que des moyens mis en œuvre par les gouvernements pour appliquer leurs programmes économiques, sociaux, politiques. Il n'y a en effet pas beaucoup de points communs entre le Venezuela chaviste et le Chili de M. Bachelet, ou l'équateur de V. Correa. Peut-on parler d'un véritable consensus continental autour d'objectifs politiques communs ?Existe-t-il un point de convergence entre ces différents gouvernements établis dans des contextes politiques et culturels extrêmement variables ?La diversité des gouvernements dit de gauche en Amérique latine semble indiquer qu'il n'existe pas de véritable alignement sur une politique commune, aussi bien intérieure qu'extérieure. On peut cependant remarquer la présence de plusieurs courants majeurs au sein de ce sous continent.


Hugo Chavez comme chef de file du courant radical et anti-américain


Le Venezuela de Chavez qui vit en ce moment une « révolution bolivarienne », mélange de démocratie participative et de tradition socialiste, héritée entre autre de Cuba, avec toujours l'omniprésence des idées du héros national, Simon Bolivar. H. Chavez incarne un renouveau du radicalisme en Amérique Latine, et est parfois considéré comme l'héritier de Fidel Castro. Il est vrai qu'en matière de relations internationales, le Venezuela a repris le flambeau de pourfendeur de l'impérialisme américain, de dénonciateur d'un ordre international unilatéral et des inégalités sociales criantes du tiers monde en général. Les discours fleuves de Mr Castro ont étés remplacés par les commentaires acides et souvent injurieux du président du Venezuela à l'encontre de G.W Bush. En effet, face à Cuba épuisé par un demi-siècle d'embargo, dans une situation économique fragile, le Venezuela bénéficie de l'arme pétrolière, qui étend considérablement l'influence continentale de ce pays et de son chef d'Etat.La gauche radicale sud-américaine a trouvée en Chavez son meneur. Evo Morales, président de Bolivie depuis 2005, est affilié à Chavez de par ses projets radicaux en matière de nationalisation (Suez par exemple, et surtout le gaz bolivien) et de par son discours anti-américain, anticapitaliste, antilibéral. La Bolivie, qui a connu énormément de coups d'Etat de push au cours de son histoire contemporaine, vit un véritable virage politique, avec l'accession d'un indien à la présidence et l'ouverture du débat longtemps tabou a propos des énormes inégalités sociales et du faible développement du pays (considéré comme l'un des plus pauvre du continent).Ces deux pays, leurs deux gouvernements, incarnent un radicalisme qui est parfois freiné par la conjoncture économique continentale et mondiale (le Venezuela est très dépendant des cours du pétrole, et continue d'exporter massivement des hydrocarbures aux Etats-Unis malgré la rhétorique guerrière de Chavez). Ils ne se démarquent pas tellement par leur gestion des problèmes sociaux et économiques propres à leurs pays, mais plutôt par l'idéologie et la conception du monde qui émanent de leurs discours. D'ailleurs, l'ex-ministre chilien Ignacio Walker qualifie ces gouvernements de néo-populistes.


La social-démocratie, le socialisme modéré : le cas du Brésil, de l'Equateur.


Le Brésil occupe une place un peu particulière en Amérique du Sud. Pays émergent, futur géant économique, il compte pour 50% du RNB global de ce continent.Son importance économique et démographique est considérable. Elu en 2002, Lula Da Silva, ouvrier métallurgiste au passé de syndicaliste, accède à la présidence en inquiétant fortement les milieux financiers (les investissements étrangers avaient baissé de 22 milliards de dollars en 2003 par peur du premier gouvernement de gauche du Brésil). Pourtant, bien qu'étant à la base extrêmement radical dans ses propos et dans ses actions, Lula accepte le jeu du FMI et choisi la voie de l'orthodoxie économique. Le Brésil suit donc la voie de l'économie de marché, de libéralisme économique, tout en mettant en place des politiques sociales d'envergure (notamment en voulant éradiquer la faim au Brésil). De plus, Lula souhaite acquérir une certaine autonomie vis-à-vis des Etats-Unis, et fait du Brésil le leader du Mercosur.Bien que dépeint par l'opposition équatorienne comme un populiste à la Chavez, Rafael Correa se situe dans une continuité de Lula, dans le sens où il n'est pas opposé à l'économie de marché, tout en souhaitant une réelle indépendance de l'Equateur, petit pays réputé ingouvernable, dans une situation économique très précaire (le Sucre, monnaie nationale, a même été abandonnée au profit du dollar en 2000). Elu en 2006, Correa veut entre autres renégocier la dette externe de l'Equateur, et renégocier les concessions pétrolières des multinationales installées dans le pays. Ce nouveau président se positionne donc bien comme de gauche, mais d'une gauche modérée et consciente du contexte internationale.


Le pragmatisme du Cône Sud


Les pays du cône sud ont aussi suivi le mouvement global de « gauchisation » des gouvernements latino-américains, mais d'une manière plus nuancée.En premier lieu, Le Chili vit depuis la fin de la dictature de Pinochet une transition démocratique sous le signe du pouvoir de la « concertation pour la démocratie » rassemblant les partis du centre-gauche. Les gouvernements sont favorisés par une bonne conjoncture économique, et sont bien appuyés par l'électorat. Le journaliste Patricio Navia compare d'ailleurs les figures de H. Chavez et R. Lagos, ex président du Chili, et signale que le succès de R. Lagos réside plus dans sa gestion et ses mises en œuvre quotidiennes pour améliorer la condition de vie des chiliens que dans sa doctrine et son positionnement comme figure politique en Amérique Latine. Les gouvernements de centre gauche sont confrontés à une économie ultralibérale, où l'Etat n'assume qu'un faible rôle de régulation.Encore plus pragmatique, le gouvernement de Nestor Kirchner doit entreprendre la reconstruction de l'Argentine au lendemain d'une profonde crise économique. N. Kirchner, considéré comme un homme de gauche, est toutefois dans la lignée du péronisme classique. Selon le maire de Rosario, Hermes Binner, il manque à Kirchner toute une dimension sociale dans ses discours et un programme spécifique afin de réduire les inégalités criantes qui existent en Argentine. Le président argentin peut se définir donc comme un pragmatique social-démocrate, qui doit jouer entre les exigences économiques et les nécessités sociales du pays.


La gauche latino-américaine est donc multiple, plurielle, divergente souvent. Selon Roberto Lavagna, ce qui les unit, ce pourrait être un certain rejet du néolibéralisme qui accroit les inégalités sociales. Sinon en effet, les différentes tendances au pouvoir en Amérique Latine sont extrêmement diverses, variés, mais pas irréconciliables. Il existe en effet une certaine tendance à l'intégration régionale, qui pourrait être le début d'une réelle indépendance de la sur le plan économique, et la base pour des politiques sociales et culturelles communes pour combattre les fléaux tels que la pauvreté qui font encore des ravages au sein de ce continent.

Une Pologne en replis obscurantiste?


Par Hugo Bruel


Cet article est en quelque sorte inspiré de l'éditorial Pologne parano d'Ignacio Ramonet du Monde Diplomatique d'avril 2007. Cet auteur s'inquiète des mesures gouvernementales de la Pologne gouvernée par le conservateur L. Kaczynski à propos notamment du passé communiste des fonctionnaires publics.
Partons du fait : Le gouvernement polonais a fait voter une loi de « lustration » qui impose aux contemporains du régime communiste de déclarer s'ils ont collaboré ou non avec le gouvernement. Les formulaires remplis seront confrontés aux archives et les autorités pourront dès lors évaluer la culpabilité des sept cent milles polonais concernés par l'affaire.
Cette loi qui fait penser à un certain Big Brother est en quelque sorte un signal d'alarme, qui montre en quoi la Pologne s'éloigne de la voie du progrès social dans laquelle elle s'était engagée dès la fin de la guerre froide. Ce pays pourtant c'est caractérisé pendant la deuxième moitié du XXème siècle par un esprit critique, une résistance à l'autoritarisme. Staline à dit des polonais, peu après la formation des républiques populaires d'Europe de l'Est, qu'ils formaient un peuple avec une forte propension à la révolte. En effet la Pologne a été des années cinquante jusqu'en 1989 à la pointe de la contestation. Dès 1956, elle faisait parler d'elle, quand les pressions populaires avaient placé Gomulka à la tête du pays, montrant l'exemple à la Hongrie particulièrement, dont l'expérience se termina en un bain de sang. Gouvernée d'une main de fer par ce même Gomulka pendant les années soixante, Ce grand pays d'Europe centrale amorce tout de même un divorce marqué entre l'Etat (autoritaire) et la nation polonaise, et ce pour plusieurs raisons. La Pologne est un pays très fortement marqué par la tradition catholique, ce qui entre en contradiction totale avec l'athéisme prôné par le gouvernement communiste autoritaire en place. La visite d'un pape compatriote en juin 1979 ne fait que renforcer ce mouvement d'espoir de libération et dynamise la contestation. Les croyants et ecclésiastiques, en grand nombre en Pologne ont contribué à affaiblir le bloc communiste qui tombera plusieurs années plus tard.
L'ère post socialiste pour la Pologne se caractérisa par la reconversion à une économie de marché libérale, et de profonds bouleversements sociaux communs aux autres anciens pays du bloc de l'est. La politique extérieure fut par ailleurs marquée par un éloignement de la Russie et un rapprochement avec l'Union Européenne... et des Etats-Unis. Ces dernières années, la Pologne a cependant multiplié les signes d'enfermement politique, social et moral. En plus de cette loi qui rappelle grandement le maccarthysme des années cinquante aux Etats-Unis, le gouvernement conservateur tient des propos homophobes voire antisémites... ce qui le positionne bien loin de la tolérance et des droits de l'homme prônés par l'Union Européenne, organisation qu'elle a rejoint en 2004. En plus de cela, la Pologne s'est vue accusée d'être complice de la CIA concernant les affaires des suspects terroristes enlevés, mis au secret et transférés aux Etats-Unis (elle aurait permis aux autorités américaines d'utiliser les aéroports du territoire). Quand à son appartenance à l'OTAN et sa fidélité avec la politique de sécurité américaine, elle se doit sans doute en partie au traumatisme du pacte de Varsovie et de la dépendance militaire envers Moscou qu'elle a mal vécue. Elle met cependant en danger les tentatives d'approfondissements de l'Union Européenne, particulièrement dans les domaines de politique extérieure.
Espérons que l'intérêt communautaire reprendra le dessus... en Pologne comme ailleurs, et que les valeurs que prône l'Union Européenne resteront ancrées dans les mentalités.