
Par Magdalena Gonzalez
L'article que je vous propose parle sur le lobby israélien aux Etats-Unis. Je me suis beaucoup inspiré de l'article des politologues américains John J. Mearsheimer et Stephen M. Walt publié dans le magazine anglais London Review of Books et dans le magazine américain US Foreign Policy, article qui a eu un effet contraversial aux Etats-Unis engendrant ainsi de nombreuses et furieuses réactions.Leur essai est une analyse sur l'influence du lobby israélien dans la politique étrangère des Etats-Unis qui conduirait les américains dans une voie contraire aux intérêts de ce pays.Mon article est donc en quelque sorte un résumé et une traduction de l'article de Mearsheimer et Walt.
Mearsheimer a ecrit "No lobby has managed to divert U.S. foreign policy as far from what the American national interest would otherwise suggest, while simultaneously convincing Americans that U.S. and Israeli interests are essentially identical”. En effet, il est vrai que d'autres groupes avec des intérêts particuliers sont parvenus à biaiser la politique étrangère. Cependant, aucun lobby à part le lobby israélien n'est parvenu à la détourner aussi loin de ce que l'intérêt national pourrait suggérer, tout en convainquant les américains que les intérêts des Etats-Unis et ceux de Israël sont identiques.
Mearsheimer a ecrit "No lobby has managed to divert U.S. foreign policy as far from what the American national interest would otherwise suggest, while simultaneously convincing Americans that U.S. and Israeli interests are essentially identical”. En effet, il est vrai que d'autres groupes avec des intérêts particuliers sont parvenus à biaiser la politique étrangère. Cependant, aucun lobby à part le lobby israélien n'est parvenu à la détourner aussi loin de ce que l'intérêt national pourrait suggérer, tout en convainquant les américains que les intérêts des Etats-Unis et ceux de Israël sont identiques.
Comment se traduit le soutien des Etats-Unis vis-a-vis de Israël ?
Bien que Israël soit actuellement une puissance industrielle mondiale avec un PIB par habitant semblable a celui d'Espagne ou a celui de la Corée du Sud, il reçoit chaque année environ 3 milliards de dollars de la part des Etats-Unis, soit 500 dollars par habitant. Cet argent, que les américains ont déclaré comme « aide de développement » a été utilisé pour le développement des systèmes d'armements. Cela représente environ un cinquième du budget de l'aide étrangère. En plus de ces 3 milliards de dollars, les Etats-Unis ont fournit a Israël l'accès a des armements top niveau comme les hélicoptères Blackhawk et les jets F-16. (L'article que j'ai fais sur le débat nucléaire iranien mettait en évidence l'aide militaire des Etats-Unis a Israël) Il faut remarquer que la plupart des bénéficiaires de l'aide attribuée à des fins militaires doivent en acheter des armes des Etats-Unis. Or, Israël est autorisé à utiliser environ 25% de son attribution pour subventionner sa propre industrie de la défense.
En outre, Israël jouit d'un accès aux sources d'espionnage, privilège qui est refusé aux alliés de l'Otan, et peut également compter sur le veto des Etats-Unis pour toutes les résolutions de l'ONU hostiles a Israël. Les Etat-Unis bloque les efforts des Etats Arabes pour mettre l'arsenal nucléaire israélien sur l'agenda de l'AIEA. De même, les américains viennent à la rescousse en temps de guerre et prennent le parti de Israël dans les négociations de paix. C'est le cas du processus de paix entre Israël et Palestine. Un participant américain à Camp David en 2000 avait dit : "Beaucoup trop souvent, nous agissions en tant qu'avocat d'Israël."Le premier essai publié dans London Review of Books prouvait que cette générosité de la part des américains ne pouvait pas être entièrement expliquée pour des raisons stratégiques ou morales. Comment le lobby agit il pour faire en sorte que les Etats-Unis soient prêts a mettre de coté leur propre sécurité pour soutenir les intérêts d'un autre état, dans ce cas Israël ?
Quelles sont les stratégies du lobby ? Comment agissent ils ?
Ce rapport spécial avec Israël est du a de divers organismes (dont le principal est l'Aipac) qui travaillent pour pousser au gouvernement américain à mener une politique pro-israel. Cependant, il faut remarquer que les individus soutenant le lobby israélien ne sont pas forcement les américains juifs, qui, d'ailleurs sont disposés à faire des concessions aux palestiniens et s'opposent a la guerre en Irak plus que les autres américains. En effet, les juifs américains ont une orientation progressiste et sont, par tradition, les financeurs majoritaires du parti démocrate. Le lobby israélien est soutenu par des chrétiens évangélistes et par des néo conservateur (non juifs) comme Dick Cheney.La politique du moyen orient des Etats-Unis est donc confiée à des spécialistes membres de l'Aipac qui rédigent des notes, discours et interventions pour les législateurs et pour l'exécutif. Dans leur essai, Walt et Mearsheimer attribuent à la puissance de l'Aipac la plus grande responsabilité dans le conflit palestinien et la guerre en Irak.Plus concrètement, quelles sont les stratégies du lobby israélien ? En premier lieu, le lobby utilise son influence significative à Washington, en faisant pression sur le Congrès et le bureau exécutif. En second lieu, il tâche de s'assurer que le discours public dépeigne Israël sous un aspect positif, en répétant des mythes au sujet de sa création et en défendant son point de vue dans des débats politiques. Le contrôle de la discussion est un facteur essentiel pour garantir le soutien américain car une discussion sincère sur les relations Américano-israéliennes pourrait mener les Américains à favoriser une politique étrangère différente. L'influence du lobby au Congres est donc un pilier clé de son efficacité. Nous pouvons prendre l'exemple de la déclaration d'un des principaux membres de l'AIPAC, Dick Armey, Sioniste Chrétien qui a dit en septembre 2002 :"Ma priorité numéro un dans la politique étrangère est de protéger Israël." La priorité de tout membre du Congres devrait plutôt être de protéger les Etats-Unis qu'un autre Etat. Le succès de l'AIPAC est du a sa capacité de récompenser les législateurs et les candidats au Congrès qui les soutiennent.Ariel Sharon avait dit un jour à un public américain : "Quand les gens me demandent comment ils peuvent aider Israël, je leur dis : "Aidez l'AIPAC."
Durant l'administration Clinton, la politique du Moyen-Orient était en grande partie façonnée par des responsables ayant des liens étroits avec Israël parmi eux, Martin Indyk, l'ancien directeur adjoint de la Recherche à l'AIPAC et le co-fondateur du pro israélien Washington Institute for Near East Policy (WINEP) et Dennis Ross (qui a d'ailleurs critiqué l'essai de Measheimer dans Foreign Policy) qui a rejoint le WINEP après avoir quitté le gouvernement en 2001. Ces hommes étaient parmi les conseillers les plus proches de Clinton au sommet de Camp David en juillet 2000.(Cependant, il faut remarquer que Indyk et Ross ont soutenu le processus de paix d'Oslo et la création d'un état palestinien) Le pouvoir du lobby israélien réside également sur le contrôle médiatique. Prenons un exemple récent : Les événements au Liban. Le terrorisme d'Etat exercé par Israël au Liban est perçu avec bienveillance. Bush a soutenu qu'Israël avait le droit à se défendre contre « les attaques terroristes ». Pourtant, les objectifs ciblés de l'aviation et de la marine israéliennes touchent les infrastructures de base du Liban, pays déjà meurtri par des années de guerre civile. Mais il existe aux Etats-Unis environs 61 chroniqueurs et commentateurs sur lesquels on peut compter pour soutenir Israël et justifier tout ces actes, aussi horribles puissent être. Les journaux comme le Wall Street Journal, le Chicago Sun-Times, le Washington Times ou le New York Post (dont le propriétaire est Rupert Murdoch, personnage que j'ai mentionné dans mon autre article) ainsi que des magazines comme le Commentary, le New Republic and le Weekly Standard publient régulièrement des éditoriaux qui soutiennent fortement Israël.Il est vrai qu'il existe des éditoriaux partiaux dans des journaux comme le New York Times qui critiquent parfois la politique étrangère de Israël et estiment que les revendications des Palestiniens sont légitimes. Cependant, les journaux et magazines pro-Israel remportent sur les autres journaux plus neutres.
Durant l'administration Clinton, la politique du Moyen-Orient était en grande partie façonnée par des responsables ayant des liens étroits avec Israël parmi eux, Martin Indyk, l'ancien directeur adjoint de la Recherche à l'AIPAC et le co-fondateur du pro israélien Washington Institute for Near East Policy (WINEP) et Dennis Ross (qui a d'ailleurs critiqué l'essai de Measheimer dans Foreign Policy) qui a rejoint le WINEP après avoir quitté le gouvernement en 2001. Ces hommes étaient parmi les conseillers les plus proches de Clinton au sommet de Camp David en juillet 2000.(Cependant, il faut remarquer que Indyk et Ross ont soutenu le processus de paix d'Oslo et la création d'un état palestinien) Le pouvoir du lobby israélien réside également sur le contrôle médiatique. Prenons un exemple récent : Les événements au Liban. Le terrorisme d'Etat exercé par Israël au Liban est perçu avec bienveillance. Bush a soutenu qu'Israël avait le droit à se défendre contre « les attaques terroristes ». Pourtant, les objectifs ciblés de l'aviation et de la marine israéliennes touchent les infrastructures de base du Liban, pays déjà meurtri par des années de guerre civile. Mais il existe aux Etats-Unis environs 61 chroniqueurs et commentateurs sur lesquels on peut compter pour soutenir Israël et justifier tout ces actes, aussi horribles puissent être. Les journaux comme le Wall Street Journal, le Chicago Sun-Times, le Washington Times ou le New York Post (dont le propriétaire est Rupert Murdoch, personnage que j'ai mentionné dans mon autre article) ainsi que des magazines comme le Commentary, le New Republic and le Weekly Standard publient régulièrement des éditoriaux qui soutiennent fortement Israël.Il est vrai qu'il existe des éditoriaux partiaux dans des journaux comme le New York Times qui critiquent parfois la politique étrangère de Israël et estiment que les revendications des Palestiniens sont légitimes. Cependant, les journaux et magazines pro-Israel remportent sur les autres journaux plus neutres.
Aujourd'hui, le lobby israélien aux Etats-Unis est plus fort que jamais. S'il a essuyé une défaite en décembre dernier avec l'ouverture du dialogue entre Washington et l'OLP, il a néanmoins réussi à faire bloquer toute vente d'armes aux pays arabes. En bref, les intérêts israéliens ne s'accordent pas aux intérêts américains. C'est a cause du Lobby que les Etats-Unis sont devenus ceux qui ont rendu possible l'expansion israélienne dans les territoires occupés, les rendant complices des crimes perpètres contre les Palestiniens.




